Sud Ouest : Le caviar de Neuvic passe au solaire

Le  domaine de Huso, pisciculture d’esturgeons qui produit le caviar de Neuvic, vient de se doter de 26 000 m² de couverture photovoltaïque sur ses bassins de la Grande Veyssière. 

« Il y a une double utilité à cet investissement de six millions d’euros », explique Laurent Deverlanges, directeur du domaine de Huso. « Lorsqu’on sait que l’esturgeon est un poisson particulièrement fragile et qu’il doit passer un minimum de sept ans en bassin avant de pouvoir offrir des œufs de qualité, on imagine sans peine que la qualité de son alimentation et de son écosystème vont être les critères primordiaux de la qualité du caviar final. Nous travaillons dans l’agriculture, et l’environnement joue un rôle important dans la qualité de notre production, que ce soit au travers de la qualité de l’eau pour nos esturgeons ou des conditions climatiques. La nature est notre principal partenaire pour la production du caviar », rappelle Laurent Deverlanges. Autonomie électrique « Grâce à ce projet photovoltaïque, nous faisons en quelque sorte d’une pierre deux coups en apportant une seule et même solution à des problématiques environnementales diverses. » 

Une partie de la production électrique sera revendue par le partenaire du projet, une société du Sud-Ouest nommée Reden Solar, et l’autre permettra l’autonomie électrique de l’ensemble du domaine. Mais le dynamique chef d’entreprise ne compte pas en rester là : « Nous avons d’autres projets en cours, comme la couverture photovoltaïque de nos nouveaux locaux dans le quartier de la gare (la plateforme logistique « hub »), mais aussi une unité de fumage pour les esturgeons, saumons et truites, et le passage de la production en bio. » Et si les esturgeons sont déjà nourris en bio, améliorant la qualité des cinq tonnes de production annuelle, l’objectif de sept à huit tonnes de caviar bio est surtout une question d’éthique pour la société, une volonté de cohérence dans l’ensemble de la production du caviar de Neuvic. 

Les trois hangars (celui du prégrossissement et des osciètres, celui des bassins de grossissement et celui d’affinage) sont déjà couverts, la fin des travaux et la mise en production électrique sont prévues pour l’été 2019.